Demain, dès l'aube, je partirai ...
Je me souviens encore de ce matin, ou ma fille Fleur assise sur le sol, ayant laissé de coté ses voitures et ses trains.
Oui ce jour ou le soleil qui transperçait le velux arrivait jusqu'au sol, c'etait un dimanche, il faisait froid dehors avec un ciel bleu, avec tres peu de nuage.
Le quartier toujours calme, mais je dirais encore plus le dimanche, il n'y a pas eu cet échange de voiture en stationnement, oui c'est un dimanche.
En bruit de fond nous parvenait celui de l'Ipod, je devrait dire l'Iphone, ou l'Itouch connecté à l'ampli, ce matin là comme certain dimanche il y avait un morceau qui tournait en boucle.
Ce matin là, Fleur avait décidé de monter une chaine avec toutes ses chaussures qu'elle gardait chez moi, une façon de preparer ses arguments, dans le but de me faire compendre, qu'elle souhaitait les ramener chez sa mère, elle allait encore une fois avoir raison de moi, avec une argumentation aussi bien préparée.
Je me souviens aussi de ce matin avec Oceane dans ce bus, circulant dans le nord de Paris, un jour ou l'on pouvait choisir de rester debout ou s'assoir, un jour ou les visages se détendaient, comme pour dire ouf, on se repose, ces jours ou l'on ose vraiment sourir aux autres.
Ce jour, ou une fois de plus je fredonnait ce poeme, "Demain, dès l'aube, ..., je partirai ...", comme j'ai pu le faire durant des années, je ne sais pourquoi, mes ce poéme, est en moi, et resurgit par moment, et ce matin là, c'est ma fille qui me rappelais qu'elle entendait souvent ce poeme de moi lorsqu'elle etait petite, et qu'aujourd'hui son professeur avait decidé de le lui apprendre ainsi qu'a toute la classe, je lisais ce sourire sur son visage, et je voyais comment elle etait fier de me réciter intégralement ce poéme.
Moi, je crois que je n'attendrais pas l'aube pour reprendre mon chemin, Je viens de loin, mais je suis de nullepart alors "Demain, dès l'aube je partirai..."
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
(Victor Hugo).

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